XVe session des cellules paroissiales d’évangélisation à Sanary

La XV° session des cellules paroissiales d’évangélisation aura lieu à Sanary-sur-Mer (Var) du 28 novembre au 2 décembre 2007.
Sans ébranler les structures traditionnelles de la paroisse, cette méthode d’évangélisation choisie par de nombreuses communautés paroissiales à travers le monde, permet de retrouver le sens et le dynamisme des premières communautés chrétiennes.
A Sanary, cette méthode a fait ses preuves depuis 10 ans.
Explications.

« Nous comprenons de mieux en mieux que l’exigence missionnaire est intrinsèque à la foi chrétienne et »qu’une communauté chrétienne qui n’évangélise pas n’est pas une communauté chrétienne« , pour reprendre une expression de Jean-Paul II expliquent les organisateurs dans leur tract. »Jésus est venu pour sauver les hommes, poursuivent-ils. C’est notre vocation de baptisés d’être missionnaires. Tous ceux qui ont authentiquement vécu la rencontre avec Jésus ressuscité ressentent l’appel de l’Esprit-Saint à devenir évangélisateur.« 

La nécessité d’une nouvelle évangélisation

 »Dans nos pays à forte tradition chrétienne, de nombreuses personnes ont perdu la foi, constatent-ils également sur le site Internet de la paroisse. C’est pourquoi une nouvelle évangélisation est nécessaire. Pour notre paroisse, c’est une grâce de se sentir aujourd’hui tout entière appelée par cet élan missionnaire. Ainsi, une des méthodes choisie par notre communauté paroissiale est celle des cellules paroissiales d’évangélisation. Basé sur la prière, le service et les rencontres hebdomadaires entre laïcs, elle permet de retrouver le sens et le dynamisme des premières communautés chrétiennes".

Une méthode au long cours

« Cette nouvelle méthode d’évangélisation est née puis s’est développée à Séoul (Corée du Sud) dans l’église pentecôtiste du pasteur Paul Yonggi Cho. Mise en place ensuite, avec les adaptations appropriées, dans la paroisse catholique Saint-Boniface à Pembroke Pines (Floride, Etats-Unis) grâce à un prêtre Irlandais, le père Michael Eivers, elle est arrivée ensuite à Milan dans la paroisse Saint-Eustorgio par don Pigi avec les encouragements du cardinal Martini. C’est dans cette paroisse que sont nées, en 1988, les quatre premières cellules paroissiales du continent européen. Elles se sont vite multipliées : quatre ans après, on en comptait soixante-dix avec plus de mille membres. Depuis 1990, un séminaire européen est organisé chaque année, compte tenu de l’intérêt que cette méthode a suscité aussi bien en Italie qu’à l’étranger, où les cellules paroissiales ont été mises en place dans de nombreuses paroisses ».

Les trois dimensions de la cellule : le service, la prière et les rencontres hebdomadaires

« Comme Jésus Lui-même, venu pour servir, et non pas pour être servi, la première mission de l’évangélisateur est d’être disponible pour ceux qui l’entourent. Par le service, l’évangélisateur témoigne par des actes de la foi qui le porte. Il est, de cette façon, un disciple de Jésus.

Ensuite, la prière. Elle doit être le point de départ de toute évangélisation et doit l’accompagner pas à pas. Cela commence par une prière communautaire : à Sanary, la paroisse a institué l’adoration perpétuelle à la chapelle des Pénitents Blancs, où le Saint Sacrement est exposé en permanence. Les paroissiens sont invités à choisir une heure par semaine pour la passer aux pieds de Jésus. Ils prient pour acquérir une mentalité missionnaire, dans un désir de sainteté. Cette chaîne de prière les rassemble autour de l’Unique Pasteur, le Christ, pour porter l’évangélisation et les besoins du monde.

Enfin, la rencontre. Durant cette rencontre de la cellule, les membres prient ensemble pour ceux qu’ils évangélisent. C’est d’abord une prière personnelle : chaque évangélisateur a choisi en priant quelques personnes qu’il confie au Seigneur quotidiennement. Ainsi, chacun est guidé, soutenu et éclairé dans son rôle de serviteur. Cela donne de très beaux moments de partage !

Constituées d’une douzaine de personnes, les cellules paroissiales d’évangélisation sont destinées à s’agrandir et à se multiplier : chaque membre de la cellule amène peu à peu de nouvelles personnes (parents, voisins, amis, collègues de travail ou de loisirs). Quand il y a au moins quinze membres, la cellule se partage en deux et les deux nouvelles cellules recommencent à s’agrandir. Comme en biologie, cette division cellulaire permet une grande démultiplication ! ».

Des lieux privilégiés pour les évangélisateurs et les évangélisés

« Les cellules sont des lieux privilégiés pour les évangélisateurs car chacun est porté par les autres membres de la cellule, lors des réunions et aussi en-dehors. Ces réunions permettent de se ressourcer : on n’évangélise pas seul. Les cellules ressourcent aussi les évangélisés : pour ceux qui reviennent vers l’Eglise, après en être restés loin pendant longtemps, la cellule est en quelque sorte une communauté de médiation avant la grande communauté qu’est la paroisse » concluent les paroissiens. Au final, c’est la paroisse qui se retrouve renouvelée et toute l’Eglise à travers elle.

Pour en savoir plus : le dossier spécial de Catholique.org

Voir en ligne : Site de la paroisse de Sanary-sur-Mer