Voir les cellules comme le levain dans la pâte

Père Jean Tribut

L’évêque m’avait dit deux choses : « n’oublie pas que tu es le curé de tous les paroissiens. Je vois l’expérience des cellules comme le levain dans la pâte » (…) Ce que l’évêque m’a dit, je crois pouvoir dire, au bout de 8 ans, que c’est ce qui s’est passé. Le premier qui doit se laisser évangéliser, c’est le curé.

Actuellement curé d’Avallon, voici le témoignage du père Jean Tribut, sur son parcours dans les cellules paroissiales d’Auxerre.

Sur la ville d’Auxerre, les cellules ont été mises en place il y a 8 ans. Quand je suis allé voir l’évêque quelques mois avant, il m’a dit deux choses : « N’oublie pas que tu es le curé de tous les paroissiens. Je vois l’expérience des cellules comme le levain dans la pâte. » Quand je regarde les 8 ans qui viennent de s’écouler, je vois que c’est ce qui s’est passé. Cela veut dire quoi ? Je crois que les cellules ne sont ni un mouvement, ni un groupe de spiritualité, ni un groupe biblique. Dans tous les services de la paroisse, il y a des membres des cellules. Il n’en ont pas forcément la responsabilité mais sont là comme le levain dans la pâte, avec fidélité, y compris à la cathédrale où ce n’est pas très simple d’assurer l’apostolat. Je suis émerveillé d’entendre les témoignages de personnes disant combien leur vie a été transformée. C’est lié aussi aux enseignements qui font partie de la structure des cellules. Le retour est très concret et devenu visible, non en paroles, mais pour l’unité de la paroisse. Le fruit, c’est que même s’il y a eu des combats très difficiles, l’orientation, c’était le désir d’unité. Ce que l’évêque m’a dit, je crois pouvoir dire, au bout de 8 ans, que c’est ce qui s’est passé. Le premier qui doit se laisser évangéliser, c’est le curé.