La vie fraternelle, source de guérison

Mireille Robinson, psychiatre

Qui nous guérira des multiples blessures de la vie ?

Une attention particulière

« Portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la loi du Christ. »
(Galates 6, 2).

« Réjouissez-vous avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent. »
Romains 12, 15

Telle est la réalisation concrète de l’amour du prochain : la vie fraternelle, la confiance partagée et l’aide mutuelle pour porter les fardeaux. Cette attention réciproque, lorsqu’elle se manifeste, cimente les liens communautaires de façon indissoluble (manuel cellules paroissiales d’évangélisation).

« Ah qu’il est bon qu’il est doux, frères, de vivre ensemble (Psaume 132) »

Qui nous guérira des multiples blessures de la vie ? Dieu bien sûr, (encore faut-il que ces mêmes blessures nous repliant sur nous-mêmes ne nous ferment pas à sa grâce) mais surtout, Dieu passant par nos frères. En effet, nos frères sont des cadeaux de Dieu. Par leurs attentions, leur écoute, leurs prévenances ils nous révèlent (certes imparfaitement) quelque chose de la bonté de Dieu.

Chaque frère est une icône de la bonté de Dieu. A l’un ou l’une, il sera donné d’en révéler la tendresse, à l’autre la force rassurante et protectrice, à un troisième la miséricorde inlassable etc.…

Ces qualités, voilées qu’elles sont par nos défauts et notre péché ne sont pas toujours évidentes à percevoir mais à telle ou telle occasion, il nous sera donné de les expérimenter. Alors, elles seront comme un baume sur notre âme, une consolation très douce qui viendra apaiser nos angoisses ou nos détresses les plus criantes.

La communauté, au sens large du terme, constitue un lieu privilégié de guérison et de reconstruction.

Crédits photos :
« blessure d’espérance »(tous droits réservés) - Un grand merci à l’artiste Fleur Nabert dont vous pouvez admirer l’œuvre sur www.fleurnabert.com