La spiritualité missionnaire de la Semaine Sainte

Père Amaury Sartorius, curé de Sainte-Jeanne d’Arc à Versailles

La Semaine Sainte est le cœur de l’année liturgique et de notre foi. Durant le Triduum pascal, le fidèle est associé heure par heure à la passion et à la résurrection de notre Seigneur, ce qu’il vit sous forme condensée en chaque eucharistie.

Les membres de notre oïkos [1]
savent que nous vivons un temps fort de la foi. Il faut aller plus loin. Nous pouvons témoigner de ce que nous vivons sous plusieurs aspects :

Sainteté des mystères célébrés

  • Le Triduum est la source des sacrements vitaux : institution de l’eucharistie, baptême dans la mort et la résurrection du Sauveur. C’est le moment dans l’Eglise universelle des baptêmes d’adultes, dont les médias se font parfois l’écho. La réconciliation est aussi marquée, particulièrement à travers le personnage de saint Pierre (lavement des pieds, reniement).
  • Le fidèle cherche à se dégager de ses occupations pour suivre au mieux les offices et peut avoir le souci d’y convier d’autres personnes. Ces liturgies sont exemplaires de la foi célébrée.

Ferveur

Le Triduum est l’occasion traditionnelle de longues veilles : au reposoir le jeudi Saint et la célébration de la résurrection dans la vigile pascale.

Réconciliation

Traditionnellement, la semaine sainte est l’occasion de recevoir ou de donner le pardon. Il ne s’agit pas de « faire ses Pâques » mais de passer avec le Christ de la mort à la vie. Dans l’histoire, on y donnait l’indulgence aux pénitents, l’absolution aux pécheurs publics et l’amnistie des princes.

En résumé, nous voyons poindre l’aboutissement des efforts du Carême, tendus vers la régénération de l’âme et le soulagement du corps qu’apporte le temps pascal.

Cette semaine a donc une vocation particulière de témoignage auprès de notre entourage.

Crédit photo : Berna - Evangile-et-peinture.org dont voici une méditation sur le mystère pascal

[1(du grec ancien οἶκος, « maison »), un ensemble de biens et d’hommes, une maisonnée