L’entretien de l’église, un vrai service

Patrice Flaud, diacre permanent, responsable diocésain des cellules d’évangélisation à Meaux

Qu’ils soient visibles ou plus discrets, il n’y a pas de petits ou de grands services dans l’Eglise, tous participent à sa croissance et peuvent offrir des occasions de partage.

Etre actif à l’image de Marthe…

Parmi les nombreux services qui peuvent être confiés à l’un ou l’autre selon ses disponibilités et ses capacités, certains impliquent une certaine visibilité, d’autres sont plus discrets. Mais il n’y a pas de petits ou de grands services. Tout ministère, tout service est une grâce, tous participent à la même croissance du corps.
Parmi ces services moins visibles, mais combien indispensables, il y a ceux qui touchent à l’entretien de l’église, des objets de culte, des aubes… Ils impliquent une grande fidélité et un peu d’organisation.
Service souvent solitaire, quand il s’agit de l’entretien de l’église, et aussi, la plupart du temps, service humble et caché.

… et rejoindre l’écoute amoureuse de Marie

Pas si solitaire ! Car en présence du Seigneur dans le tabernacle, ce temps de service peut se doubler d’un temps de rencontre, d’intimité, d’un moment de prière et de contemplation du Seigneur serviteur. Ce service peut alors nous faire découvrir la joie de la gratuité de ce qui est donné pour le Seigneur.
« Ce que je fais, nul ne s’en rend peut-être compte, mais toi tu le sais, et là est ma joie, Seigneur ! Pour toi, Seigneur, balayer, nettoyer, ranger l’église, je voudrais en faire un moment d’offrande, et de communion avec toute la communauté qui se rassemblera pour l’assemblée dominicale ».
Etre dans l’activité de Marthe pour rejoindre l’écoute amoureuse de Marie.

Pour en faire une occasion de partage

Ce temps de présence à l’église peut aussi être l’occasion, quand ce n’est pas le cas habituellement, de proposer l’ouverture de l’église. Donner à celui qui passe la possibilité de s’arrêter, de rencontrer le Seigneur, de prier un moment. Permettre, peut-être même, l’amorce d’un dialogue avec un curieux.

Avoir à cœur de rendre l’église plus accueillante, plus priante, et, pourquoi pas, oser suggérer une meilleure organisation de l’espace, une meilleure visibilité des informations affichées, être attentif à ces petits détails que l’on ne voit pas, à la goutte d’huile à mettre ou à la moquette qui se décolle et risque de faire tomber…

Et en ayant le souci de cette église, Seigneur, avoir, comme saint François le souci de ton Eglise.