J’ai ressenti le besoin d’une communauté

Témoignage de Jeanne-Marie Souillard

Jeanne-Marie nous livre son parcours : lorsqu’elle est arrivée à la paroisse de Sanary-sur-Mer, elle ne connaissait personne, elle allait à l’église occasionnellement et aujourd’hui elle est leader de cellule.

J’ai commencé par des temps d’adoration

Je suis arrivée à Sanary-sur-Mer il y a maintenant sept ans, suite au dèces de mon mari (après dix années de la maladie de Parkinson). La Providence m’a emmenée là. Je ne connaissais personne. Après quelques mois, j’ai fait mon entrée dans la paroisse par la petite porte, celle de la bibliothèque. Là, j’ai entendu parler des « cellules ». On m’a expliqué, on m’a invitée, mais je n’étais pas du tout convaincue. Et puis, un dimanche des amis de passage ont souhaité se rendre à la messe. Ce jour-là, le père Florian, alors séminariste, parlait à l’assemblée de l’adoration. Il s’est passé « quelque chose » et j’ai alors commencé à expérimenter l’adoration. Après quelques mois de temps d’adoration, je me suis rendue compte que je ne pouvais pas continuer à rester seule dans mon coin, j’ai ressenti le besoin d’une communauté. De nouveau, on m’a reparlé des cellules. Pourquoi pas ? Je me suis informée sur le processus, j’ai prié -tout comme dans les étapes de la vision de Néhémie vu en formation…- et je suis rentrée dans une cellule de la paroisse.

La cellule, c’est un engagement

J’avais tout à fait conscience que je prenais là un engagement. Rentrer dans une cellule ce n’est pas tout, il faut y rester, persévérer, dépasser ses doutes. Si j’ai persévéré, c’est parce que je restais fidèle à mes heures d’adoration, pendant lesquelles je pouvais songer à ce qui avait été vécu en cellule. Au bout de quelque temps, on m’a demandé de devenir co-leader, j’ai de nouveau pris conseil, j’ai prié, et puis l’aventure a continué, je suis devenue leader. Si je continue à être leader, malgré les difficultés, les questions que je me pose, c’est parce que je suis toujours fidèle aux temps d’adoration. Je suis leader de cellule depuis trois ans, il y a eu dans la cellule des entrées, mais aussi des sorties. Il y a des moments difficiles à surmonter : ceux qui sont amenés à quitter la cellule par obligation ou par choix et ceux que l’on invite mais qui ne se décident pas à s’engager dans la durée.

La formation, un nouvel élan

Actuellement, nous sommes huit dans la cellule. La formation des leaders suivie à Combs-la-Ville en janvier dernier a été riche et pleine de ressources. Je suis revenue avec un autre regard. Celui de « la vision » qui nous a été enseignée… L’idée de l’oikos [1] communautaire a été proposée, elle a été immédiatement adoptée, au grand soulagement d’un membre de la cellule arrivé depuis peu sur la paroisse et n’ayant qu’un oïkos de cœur. Enfin la formation nous a re-dynamisés autour de notre curé et toutes les orientations proposées se mettent en place…

[1(du grec ancien οἶκος, « maison »), un ensemble de biens et d’hommes, une maisonnée