Chemins vers l’oraison

Annick Rousseau

Ces textes, regroupés sous le titre “Chemins vers l’oraison” sont à l’usage des laïcs. Rédigés par un laïc, ils veulent illustrer cette parole biblique « Un frère appuyé sur un autre frère est une citadelle imprenable. »
Il ne s’agit toujours dans les étapes que vous pourrez parcourir que d’une introduction à la prière : Entrer dans la connaissance de Dieu, dans sa manière d’être, le lieu où il habite, sa création.
Tous les textes sont écrits sous forme de dialogue (Accompagnateur-Accompagné), ou de dialogue potentiel (les interrogations, les négations sont alors mentionnées par des tirets, pour éviter une certaine lourdeur de l’écriture).

Venez vous recueillir sur les très beaux textes proposés par Annick Rousseau !

Pour vous former à l’oraison, en cliquant sur chacune des 10 étapes, vous pouvez télécharger et vous imprimer un recueil de textes :

  • Introduction aux chemins vers l’oraison
    Ces notes sur la prière, qui représentent de fait un certain nombre
    d’expériences vécues, sont simples messages destinés à ceux qui veulent
    commencer un parcours intérieur. Il ne faut chercher là, ni théorie
    longuement développée, ni contenu exhaustif de la foi chrétienne en matière
    d’oraison, ni prétention à parcourir les maillons possibles auxquels se
    raccrocher. Ce sont des choix qui peuvent aider à lire - dans la prudence -
    son propre chemin intérieur (…)
  • Etape 2 : Comment faire alors pour atteindre Dieu ?

    On l’a vu : je ne suis pas sûr de le rencontrer lorsque je lui parle de mes
    manques, de mes faiblesses, de mes désirs en suspend. Répondra-t-il même à mes demandes les plus légitimes ? Et l’on voudrait bien atteindre Dieu en lui-même, sortir d’un soi étriqué, pour respirer un peu de l’air pur des mystiques, et tester enfin son Etre même dont on dit tellement qu’il est Amour et Miséricorde infinis (…)
  • Etape 3 : L’humilité de Dieu

    L’humilité de Dieu, son effacement apparent de la terre des hommes, attirent dans le cœur du croyant le désir de rejoindre le lieu où il est, dans le silence intérieur où d’ailleurs il nous parle. Mais également, ils suscitent le sens de l’adoration, accompagnée de tous les gestes qui la manifestent : inclinaison, prosternement, recueillement, ici, dans la présence invisible mais réelle (…)
  • Etape 4 : L’immensité de Dieu

    L’immensité de Dieu, sa toute puissance, son regard de Providence sur nos vies induisent davantage le sens de la louange : expression fondamentale des psaumes, largement orchestrée dans toutes les Communautés Nouvelles. Certes, le cœur doit être humble et confiant pour louer, chanter les merveilles, la gloire de Dieu lorsque l’on n’y voit pas grandchose…
  • Etape 5 : La personne de Jésus

    On devrait avoir en soi mille paroles d’amour pour Jésus, afin d’oser en dire une ou deux, spontanément, par exemple dans l’Evangélisation. Les tenir en notre intimité, les rendre familières. Dans l’oraison même, on peut laisser monter en soi ces paroles pour construire et non meubler un temps qui semble long…
  • Etape 6 : Objections et découragement

    Cette étape qui peut sembler banale, n’en est pas moins douloureuse pour le chrétien de ce temps qui vit dans la tristesse de sa situation apparemment indépassable de minoritaire. L’accompagné, souvent touché par l’approche antérieure qui le rapproche de Dieu, suit, avance en ce nouveau territoire ; relie ses intuitions nouvelles avec la liturgie qu’il commence à aimer. A s’occuper du Seigneur, il peut passer de 5 minutes initiales à une demi-heure, même davantage. Et devant l’athéisme de ses contemporains, il irait même jusqu’à vouloir consacrer tout son temps à l’évangélisation…
  • Etape 7 : Persévérer malgré les obstacles

    Ici, la route est plus difficile car les obstacles qui s’imposent, pour disparaître, et revenir encore, sont intérieurs. Le cœur est disponible, 5 minutes, guère plus. [Il faudrait d’ailleurs dire « notre cœur » est disponible…]L’on n’a plus rien à dire ; vite ! une revue, un livre, là où poser mes yeux et me remplir encore et encore de belles choses sur la spiritualité, en général …
  • Etape 8 : Quand le cœur est vide et sec…

    Quand le cœur est vide et sec, on peut encore rendre gloire à
    Dieu pour le monde (1re partie) et s’offrir soi-même (2e partie) avec
    tout ce que nous sommes
    (…)
  • Etape 10 :
    • Oraison par temps de souffrance
      A moins qu’elle n’accompagne un être depuis sa naissance (troubles ou maladies génétiques multiples) la souffrance, un jour, fait irruption dans le cours de nos vies, effiloche la trame de nos jours…
    • Oraisons au jour le jour
      Quelle que soit la parole du Seigneur, sa présence-absente, ou son
      absence -présente, il nous faut humblement répéter : “Parle, Seigneur,
      ton serviteur écoute ! ” Et ton serviteur, peut-on ajouter, le fils que tu
      aimes, répondra en faisant siennes tes paroles…
      .

(…) Il faut tenir bon les vérités acquises au cours de ces Chemins,
les faire défiler pour les graver dans ta mémoire, les rendre conscientes
de temps en temps.

Dieu est vivant

Ne pas en faire une idole muette, c’est se laisser porter par
notre être tout entier, en suivant les multiples manières d’agir, et
d’être au monde à chaque instant …

L’homme a été créé pour le ciel…

Etre aimé de Dieu, être uni à Dieu,

Vivre en présence de Dieu, vivre pour Dieu :

ô belle vie ! (Saint Curé d’Ars)

Voir en ligne : Visiter le blog de Annick Rousseau « Chemins vers l’oraison »