A la rencontre de notre voisinage

Patrice Flaud, diacre permanent, responsable diocésain des cellules d’évangélisation à Meaux

Comme tout baptisé, mais plus encore parce que nous sommes membres des cellules paroissiales d’évangélisation, nous savons que nous avons à être présence d’Eglise auprès de ceux qui nous entourent, présence chrétienne dans nos quartiers, dans notre rue, notre immeuble. Voyons de quelles manières, nous pouvons assurer cette présence.

C’est de bien des manières que nous pouvons manifester cette présence ; par nos témoignages, par notre écoute et par les multiples services que l’on peut proposer. Mais l’on peut aussi la manifester de manière très simple, très concrète, en ayant une attention particulière à ceux qui sont, spirituellement, loin de l’Eglise, ou qui, matériellement, se déplacent difficilement.

Diffuser les feuilles d’annonces paroissiales

Il s’agit de la diffusion des feuilles d’annonces distribuées lors des messes, et qui, selon les paroisses, contiennent les textes du jour et, dans certains cas, les commentaires de ces textes ou bien encore différentes informations sur la vie paroissiale : horaires des célébrations, des réunions, contacts, intentions de messes, mariages et baptêmes célébrés…
Plus ou moins volumineux, de la simple feuille au petit livret, ils peuvent constituer un lien efficace avec la paroisse. Mais ils peuvent aussi donner l’occasion d’une vraie rencontre avec ceux qui nous entourent.
A la fin de la feuille ou du petit livret, certaines paroisses rajoutent d’ailleurs : « cette feuille vous a été remise par …. ». Incitation claire à un service de diffusion auprès de notre voisinage.

Pour une occasion de partage

Il ne s’agit pas d’imposer quoi que ce soit ni de faire du prosélytisme, car ce lien que l’on cherche à tisser entre les paroissiens et la paroisse ne doit pas être anonyme ni envahissant. Aussi doit-on veiller à s’assurer que le destinataire accepte bien ce contact régulier. Il est important de lui demander s’il est intéressé à recevoir des nouvelles paroissiales, ce qui peut permettre un échange fructueux et donner à la personne l’occasion de s’exprime sur sa position vis à vis de l’Eglise ou de parler de sa foi.

Un contact… vers un sujet de prière… pour un oïkos

Quant aux destinataires, ce ne sont pas uniquement des personnes de mon Oïkos, même si celui-ci peut, tout naturellement, en faire partie. Mais ce service peut m’aider à mieux discerner ceux vers qui le Seigneur m’envoie ; il peut me permettre d’avoir un contact simple et suivi avec eux. Car par l’intermédiaire de ce geste régulier, et par delà l’occasion de rencontre qui est ainsi donnée, le destinataire va rentrer dans ma prière. Il est alors possible d’aller plus loin, de proposer un service, de faire grandir une relation conduisant peut être à mettre la personne dans la liste de mon Oïkos.

Chacun peut être appelé à ce service, manière toute simple de partager Jésus avec les autres. Cela peut sembler bien modeste, mais souvenons nous de la multiplication des pains (Matthieu 14 ; 15-21). Le Seigneur demande de partager seulement cinq pains et deux poissons. Ce service aussi est un geste de partage. Et le fruit de ce service ne nous appartient pas.


Si le Seigneur nous invite à être des serviteurs du partage, c’est lui qui donne, et nous savons qu’il donne toujours en plénitude.